L'entrainement: il faut essayer tout ce que l'on peut
en matière de réglage, et noter tout cela sur des fiches
de réglages. Le chronomêtre est le seul juge: une voiture
facile à piloter peut donner l'impression d'aller vite sans être
performante pour autant. On n'essaye pas des choses en course, on ne
fait qu'appliquer ce que l'on sait déjà, sinon on risque
de se perdre, et de rater sa course.
Le châssis: pour bien régler son châssis,
on doit savoir quels sont les effets de chaque réglage, ce que
cela implique et apporte. Toujours chercher de nouvelles solutions,
ne pas hésiter à discuter avec les autres. Personnellement,
je conseille surtout d'avoir une voiture claire: bien assemblée,
les éléments bien en place, les câbles le plus court
possible. Tout doit être sûr et propre. Vérifier
la visserie, les angles, les amortisseurs, la liberté de transmission.
Ne pas mettre tout son argent dans des options inutiles et souvent lourdes
(pièces alu), mais au contraire: rester proche de l'origine et
surtout SIMPLE.
Le moteur: toujours essayer de trouver le moteur le
mieux adapté à la piste. Ne pas tomber dans l'excès,
que ce soit en bobinage ou en rapport. Toujours vérifier entre
les manches l'état du moteur, nettoyer charbons et collecteur,
voire les changer et rectifier le cas échéant. Attacher
de l'importance aux réglages, que ce soit le calage, les charbons
ou les ressorts.
L'electronique: un bon servo, un bon variateur, dont
on vérifie l'état régulièrement. On nettoye
s'il le faut, on vérifie les câbles et on les change s'ils
sont endomagés. On écarte tout risque de court-circuit.
Il faut aussi choisir des connecteurs performants, et les nettoyer régulièrement.
Prendre soin du récepteur, de sa position. Faire très
attention aux quartz, au fil d'antenne (qui ne doit jamais être
ralongé ou racourci).
La radio: toujours en prendre le plus grand soin, que
ce soit lors des courses ou à la maison où on évite
de la stocker dans des endroits humides ou chauds. Eviter les chocs,
faire attention à la qualité de l'alimentation, vérifier
l'état des batteries. Ne jamais charger les batteries à
un ampérage élevé au travers de la radio (généralement
500 mAh maximum).
Les accus: éviter de les utiliser plus de deux
fois dans le même week-end. Les charger en surveillant la température,
les décharger régulièrement. Vérifier l'état
des contacts, les liaisons inter-éléments.
Les pneus: ne pas avoir assez d'argent pour des pneus
alors que l'on se paye des options inutiles est RIDICULE. Les pneus
représentent une des choses les plus importantes en RC. Le budget
pneu est lourd, mais il ne faut pas le négliger. Toujours partir
avec des pneus propres. Eventuellement les traiter (cela dépend
de la piste, ça ne sert à rien sur les pistes poussièreuses).
Le pilotage: ne pas essayer d'aller vite, mais toujours
tâcher d'être au mieux dans la trajectoire. Si les trajectoires
sont bonnes, la voiture bien placée... la vitesse viendra tout
seule. Toujours mettre en priorité la direction et ensuite les
gaz. Quand un pilote plus rapide se trouve derrière soit, ne
pas hésiter à le laisser passer plutot que de risquer
l'accrochage, puis essayer de rester derrière lui et tenter de
le suivre le plus longtemps possible, sans jamais risquer l'accrochage.
Toujours essayer de comprendre le pilotage des pilotes plus rapide,
étudier leur trajectoires, et discuter avec eux. En qualification,
il faut se concentrer uniquement sur sa voiture, ses trajectoires et
son pilotage... il n'y a PAS de course en qualification à départ
décallé. Si un pilote arrive derrière soit, il
faut le laisser passer, car il est leader par rapport à soi...
avec le départ décalé une voiture se trouvant juste
derrière la sienne en en fait devant pour le comptage, et on
se doit de la laisser passer et de ne pas déranger la qualification
de son pilote. Les enjeux de place ne sont qu'en finale.
Les sorties: un pilote qui sort, est un pilote qui
a fait une erreur (sauf s'il est poussé). Plutot que d'hurler
"ramasseur", essayer de comprendre pourquoi on est sorti,
et modifier la trajectoire ou le pilotage en conséquence. Ne
jamais se précipiter ou s'énerver: un pilote énervé
qui pense plus à ses adversaires ou au ramasseur trop lent plutôt
qu'à ses trajectoires ne peut pas rouler vite.
Les autres pilotes: un pilote en bon termes avec les
autres dans les stands n'aura jamais de peine à s'entendre avec
ses concurents sur le podium. L'image que l'on dégage de soi
conditionne aussi les résultats. Un pilote détestable
ne doit pas s'étonner que les autres s'écarte moins vite
pour lui ! On a toujours quelque-chose à apprendre des autres.
Il ne faut jamais hésiter à discuter, donner son avis,
et prendre celui des autres... et écouter. Par écouter
je ne veux pas dire "faire ce que l'on nous dit", mais essayer
de savoir ce qu'il se fait, pourquoi, comment, et ce que cela apporte.
Lorsque l'on débute: ne pas essayer d'aller
vite, mais essayer d'apprendre ! Rester le plus possible sur la piste,
écouter les autres, et regarder les bons pilotes rouler pour
comprendre. Discuter avec un maximum de personnes pour apprendre les
réglages et leurs effets... et surtout: ROULER le plus possible,
et souvent.
L'expérience
démontre que tout cela fonctionne.
Bonne course à tous !