Championnat du Monde 1/10 Touring 200mm
(Sources: RC
Racing et diverses)
Le championnat du monde vient de se terminer, avec la victoire
finale d'Adrien Bertin et une très nette domination de l'équipe Kyosho.
Voici quelques photos prises par Mike Myers, les résultats, ainsi qu'une
brève analyse d'un championnat du monde particulier.
Avant de recevoir des commentaires inutiles des éventuels
lecteurs qui ne seraient pas d'accord avec mon analyse, je dirais simplement
que celle-ci n'engage que moi, qu'elle est basée sur les divers compte-rendus
et interviews de Mike Myers, et que des avis, il y en a autant
que de personnes.
Les forces en présence:
-Le Team Kyosho, qui a mis toutes les chances de son côté:
nombreux pilotes de très haut niveau (Adrien Bertin, David Spashett,
Chris Tosolini,
Takaaki Shimo, Francesco Tironi etc), un motoriste unique (Sirio) et
des moyens techniques et humains important (dont Masaaki Hirosaka, concepteur
de nombreux châssis Yokomo, ainsi que les concepteurs des FW05 et
des RRR).
-Le Team Associated, dont les NTC3 ont semble-t-il été
dépassées sur cette piste de vitesse, bosselée par endroit et relativement
peu technique. Malgré des pilotes talentueux (Barry Baker, Mark Pavidis
ou encore Craig Dresher), les NTC3 n'ont jamais été à leur aise.
-Le Team Mugen, avec de très bons pilotes du team
USA (Mike Swauger notament) et quelques pilotes isolés (comme par exemple
Steve Olanier), mais trop isolés.
Les tops pilotes asiatiques ayant renoncé.
-Le Team Serpent, venu avec des ambitions, mais apparement
trop peu de tout bons pilotes (Michaël Salven, Mark Green, Massimo Fantini,
Arnaud Chaussard etc) pour effectuer un réel travail d'équipe comme
l'a fait le Team Kyosho.
De très nombreux pilotes ont renoncé à ces worlds dont
Masami Hirosaka, Atsushi Hara et le team Mugen Japon. En fait il n'y
a quasiment que les pilotes Kyosho qui ont fait le déplacement parmis
les asiatiques. On notera aussi une absence de bons pilotes, pour raison
professionnelle (comme Sebastien Wartelle, par exemple), car il n'est
pas simple de partir une dizaine de jour au Brésil en plein mois d'octobre
lorsque l'on est pas payé pour rouler.
La course, les stratégies et les faits rapportés lors de
diverses interviews:
Chez Serpent:
Selon les écrits d'Arnaud Chaussard, sur le site
Yome3000, la piste est en cause: bosselée par endroit ("piste
de TTistes"),
et des casquettes (tonneaux provoqués par une accroche extrème)
par endroits. Toujours selon le pilote Français, tourner au temps
au tours comme les Kyosho est faisable, mais il est très difficile
de le faire de façon régulière sans partir à la
faute. Dans ses interview, Michaël Salven
se plaint lui d'une voiture très difficile à conduire, très
glissante après les orages
violents du
dimanche et du mercredi. Il se plaint aussi d'être réduit dans
son choix de pneus, GRP n'ayant jamais reçu ses 2'000 paires de pneus
bloqués à la
douane.
Apparement, une partie de la piste serait devenue sale suite
aux orages, et les pilotes tentant de bien crocher sur cette partie partent
en casquette sur la partie qui aurait perdu moins d'accroche.
Mike Myers rapporte une anecdote fort intéressante: Salven
a aidé a régler la 710 d'un pilote local qui ne s'en sortait pas. Après
avoir refait les réglages de cette auto avec son mécanicien, il est allé
voir le pilote rouler... et là ou lui-même ne pouvait attaquer, ce pilote
local pouvait passer comme il le voulait. Michaël a alors confié à Mike
Myers qu'il reviendrait à une voiture de boîte car visiblement il serait
parti dans de mauvais choix.
Chez Associated:
Comme dit précédement, la NTC3 est plus une voiture pour
circuits sinueux, comme celui d'Amstetten lors des championnats d'europe
en Autriche. Apparement, la voiture partait beaucoup trop facilement à
la faute (casquette). De plus, le nombre de pilote réduit ne leur a probablement
pas permis de travailler en team, et de trouver ainsi facilement un réglage
adéquat pour cette piste particulière.
Chez Kyosho:
Le fait que la FW05 marche quasiment aussi bien que la RRR
démontre que la supériorité ne réside pas tout
simplement dans un châssis
au dessus du lôt, mais dans un ensemble de choses. En effet, la réussite
se situe dans une parfaite entente d'équipe et un travail commun, qui a
semble-t-il commencé au Pre-World avec la victoire de Francesco Tironi
(il est toujours important de prendre ses marques et de tester des choses,
même six mois avant la "vraie" course). Les créateurs des châssis FW05
et RRR étaient sur place, les motoristes Sirio aussi, et Kyosho disposait
de ses propres pneus: il s'agirait de GRP sur jantes Kyosho, mais c'est
une information que je n'ai pas pu vérifier. Lorsque l'on connait les différences
importantes de comportement pour un même pneu simplement en changeant de
jante, il est possible que ces roues Kyosho aient, sur cette piste, constitué
un des éléments important dans la domination des voitures.
Selon les observateurs, "là ou les autres voitures partent
en casquette, ou glissent, les Kyosho ne bougent pas". Preuve que les pilotes
ont su trouver le compromis idéal pour cette piste au niveau des réglages
et des pneus.
La course:
Lors des qualifications, les pilotes Kyosho ont pris d'entrée
l'avantage sur leur concurrents. Du côté de Serpent, on s'en sort avec
un peu de mal, en plaçant Massimo Fantini et Mark Green dans le top 10.
Malheureusement, le sympathique pilote Anglais sera rétrogradé en 128ème
de finale pour réservoir trop grand. Mark Green effectuera une remontée
extraordinaire, du 128ème de finale jusqu'a la finale ! Tout simplement
fabuleux.
Je ne vais pas vous relater les faits de courses, car ce
n'est pas le but de mon article, et vous trouverez certainement un récit
complet des courses sur d'autres sites ou dans les revues spécialisées.
Voici les résultats finaux:
| 1 |
Adrien Bertin |
190 laps |
Kyosho RRR |
Sirio |
| 2 |
Takaaki Shimo |
188 laps |
Kyosho RRR |
Sirio |
| 3 |
Chris Tosolini |
185 laps |
Kyosho RRR |
Sirio |
| 4 |
Josh Cyrul |
184 laps |
Kyosho RRR |
Sirio |
| 5 |
Ken Furukawa |
184 laps |
Kyosho RRR |
Sirio |
| 6 |
Mark Green |
183 laps |
Serpent 710 |
Mega |
| 7 |
Francesco Tironi |
182 laps |
Kyosho RRR |
Sirio |
| 8 |
David Spashett |
179 laps |
Kyosho RRR |
Sirio |
| 9 |
Michael Salven |
167 laps |
Serpent 710 |
Mega |
| 10 |
Teddy Syach |
124 laps |
Kyosho RRR |
Sirio |
Conclusion:
Je ne parlerai pas d'une supériorité au niveau châssis,
mais d'une domination d'un team complet, ce qui n'enlève rien au panache
de la victoire du pilote "Luxembourgeois" Adrien Bertin.

Adrien Bertin, champion du Monde !

La piste, bosselée et sale par endroit, mais magnifique dans l'ensemble.

David Spashett

Josh Cyrul en pleine bagarre avec Mark Pavidis

David Spashett

Josh Cyrul sur une des importante bosse ("circuit de TT dira Arnaud Chaussard")

Adrien Bertin, lui aussi sur la bosse

Coup de raquette pour la 710 de Salven, toujours sur la même bosse.

Oui oui, ce circuit est bien celui d'un championnat du monde !

Sur la partie accorcheuse, nombre de pilotes partent en casquette, ici
Mark Pavidis.

Craig Dresher, habitué du TT se fera lui aussi piéger par la piste

Extraordinaire remontée de Mark Green, des 128ème de finale à la finale
!

Mark Green, dans une autre remontée

Masaaki Hirosaka, père de Masami (absent), venu mettre au point les Kyosho
RRR

Une Kyosho RR, l'arme absolue sur ce circuit

La Serpent 710 de Michaël Salven
|