Championnat de France 1/12 piste
manche 1 à Bonneville:
(Reportage: Olivier Beining / Copyrights © rcinfos
- adaptaweb)
Note: toutes
les photos peuvent être
agrandies par un simple clic.
Note - bis: remerciements à Christophe
Boulain pour les quatres photos d'action.
Près de cinq
mois après les Championnats du
monde en Italie, le coup d’envoi
du championnat de France 2006/2007 de
1/12ème a été donné lors
du week-end du 18 et 19 novembre dernier.
L’organisation:
C’est en Haute-Savoie,
et plus précisément à Bonneville
que les aficionados de cette catégorie
se sont retrouvés. Le club R/C
du faucigny « team maxim’ôme » était
en charge d’accueillir cette première
manche tout comme il l’avait été l’année
dernière à deux reprises.
Marie-Brigitte Roch présidente
du club dirigera la buvette tout au long
du week-end aidée par ses deux
filles. Des plateaux repas seront mis à dispositions
des pilotes et accompagnants et une soirée
raclette sera organisée le samedi
soir. Aux commandes de la course, Gérard
Roch, manager du club et vice président
de la catégorie 200mm, fera régner
l’ordre sur la piste. Quelques
avertissements seront donnés ainsi
qu’un stop and go. Peut-être
un peu trop sévérité,
diront certains, de la part de cet arbitre
fédéral qui prend son rôle à cœur.
Michel
Vialla, vice président
de la catégorie piste électrique à la
FVRC, plongera l’assistance un
peu dans la morosité en annonçant
la fermeture de la piste de Bonneville
après cette manche de championnat
de France. En effet, l’assemblée
générale du Team Maxim’ôme
a décidé la fermeture pure
et simple du site faute de bénévoles
pour faire vivre l’activité modèlistique,
et surtout à cause d’une
fréquentation en baisse. C’est
très dommage quand on sait que
peu d’infrastructures permanentes
de ce type existent en France. Du coté du
contrôle technique, aucun passe
droit ne sera accordé. De ce fait,
aucune non-conformité ne sera
relevée, si ce n’est l’utilisation
pour un pilote, d’une carrosserie
n’apparaissant pas sur la liste
officielle. A noter que, pour la première
fois, la garde au sol minimum autorisée
de 3mm ne comprenait pas la couronne,
ce qui facilitera la vie des pilotes.
La
piste:
La
piste, installée dans une ancienne
usine de décolletage aura le même
tracé que les deux précédentes éditions.
Le développé est relativement
court puisque les meilleurs pilotes mettront
moins de 10 secondes pour boucler un
tour. La caractéristique principale
de cette piste est son revêtement
bosselé à certains endroits.
Deux raisons à cela : la première, c’est
que la moquette est collée sur
du parquet. La seconde, c’est
qu’un virage relevé a été fabriqué en
ciment et que les raccords ne sont pas
parfaits. Il fallait donc avoir une voiture
bien suspendue pour absorber les à-coups.
La moquette, elle, n’aura pas beaucoup
de grip le samedi matin en raison de
la fréquentation faible avant
cette manche, mais surtout en raison
du « coup » d’aspirateur
passé la semaine précédente.
Par contre, les pilotes ont eu une chance
inouïe avec la météo.
Pourquoi puisque c'est une
course indoor ? Et bien parce que en
Haute-Savoie mi novembre, avoir des températures
aussi clémentes tient de l’exceptionnel.
D’ailleurs, le club chauffera beaucoup
moins que d’habitude. Revenons
en au grip : absent le samedi matin,
il augmentera progressivement jusqu’à devenir
convenable le dimanche après-midi
pour les finales. Cela dit, rien d’extravagant,
car nous ne verrons aucun pilote faire
des casquettes !
Le
balisage, en bois chanfreiné,
se montrera suffisamment dissuasif pour
que les pilotes l’évitent
au maximum. Par contre, l’extérieur
des trois morceaux de droit qui constituaient
la plus grande courbe du circuit était
délimité par des cloisons
en bois. Il n’était pas
rare d’entendre de grands claquements
de voitures contre ces cloisons. D’ailleurs
quelques « T » en feront
les frais…. Mais faisons un petit
tour de piste ensemble : après
la boucle de comptage passée à grande
vitesse, il fallait ralentir l’auto
au maximum pour passer une épingle à 180° qui
permettait de revenir en biais au centre
du circuit avant d’enchainer sur
un gauche droite qui conditionnait une
courbe à droite. Il fallait tendre
au maximum les trajectoires pour ne pas
se laisser embarquer avant un virage à gauche.
Le passage du pif paf conditionnait toute
la partie la plus rapide du circuit constituée
de trois morceaux de lignes droites à 90° les
unes par rapport aux autres. Le dernier
virage étant relevé, les
voitures arrivaient à passer pratiquement à fond.
Pour aller vite à Bonneville,
il ne fallait surtout pas sortir de la
trajectoire (suivez la trace noire !),
tendre celle-ci au maximum, et avoir
une concentration maximum : huit minutes
en faisant des ronds de moins de dix
secondes, c'est intense
!
La
participation:
Décevante. Ç’est
l’adjectif qu’il convient
d’employer lorsque seulement 26
pilotes se retrouvent pour une première
manche nationale. Ç’est
moins que l’année dernière à Nantes.
Nous aurions espéré meilleure
fréquentation après la
mise en avant l’été dernier
de cette discipline lors des championnats
du monde en Italie. Deux raisons peuvent être
invoquées. D’une part, la
majeure partie des pilotes présents
cumule deux catégories ce qui
entraine des coûts non négligeables
: les packs sont en 4 éléments,
donc pas de réutilisation possible
dans d’autres disciplines. Les
pneus sont disponibles dans une multitude
de duretés différentes,
d’où un stock nécessaire
couteux…D’autre part l’idée
qui consiste à dire que « le
1/12ème, c'est facile
! tu traites et tu roules ! » prend
du plomb dans l’aile tant cette
discipline est exigeante. Ceci étant
dit, la bonne surprise du week-end, fût
la présence des frères
Delorme. Agés de 9 et 10 ans,
ils participaient pour la première
fois à une course de 1/12ème.
Bravo aux parents qui ont fait l’effort
de venir tout un week-end de course.
En tout cas, certains pilotes devraient
en prendre de la graine. Nous espérons
revoir Pierre et Jean lors des prochaines
manches. Un très bon point à noter
ce week-end: l’ambiance ! détendue
et bon enfant.
Le
tour des stands:
Au
niveau des chassis, 2/3 des pilotes avaient
choisi de rouler soit sur Asso, soit
sur Corally. Des Laje, des CRC et des
Trinity complètent
le plateau. Toutes les Team
Associated utilisées étaient des RC12L4.
La voiture montée de boite fonctionne
très bien. Il semble que l’option
la plus prisée soit le pod IRS.
5 voitures sur 8 en étaient équipées.
A noter que Pierre-François Brunet
utilisait en outre un amortisseur central
CRC. Mathias Rascol avait installé des
triangles IRS sous lesquels il avait
glissé des cales de garde au sol
Fiberlight. Les deux seules RC12L4 qualifiées
en finale A termineront sur le podium.
Chez
Corally, la situation
fût
complètement différente
: les 9 voitures de la marque étaient
réparties suivant 3 modèles
différents ! Regardons tout d’abord
la voiture championne du monde, la SP12X
: 3 chassis présents et tous dans
des configurations différentes,
comme l’a sans doute souhaité la
marque batave. Jérémy Delalondre
utilisait la version Européenne
qui comporte un chassis largement ajouré,
et un train avant composé de deux
bras en alu. Les jantes adaptables sont
les Corally. Jérôme Carpentier,
lui, utilisait la version Américaine
qui possède le même train
avant mais un chassis plein. Le dernier
modèle, celui de Walter Pollet-Villard,
est une version Américaine dotée
du train avant CRC. Ce dernier permet
des réglages qui ne sont pas autorisés
sur le train avant d’origine. Le
gros intérêt de la version
US est qu’il accepte les jantes
américaines. Arnaud Constanty
utilisait lui la SP12M Ahoniemi strictement
d’origine. En finissant 2ème,
il prouve que « l’ancien » chassis
reste performant. Christophe Boulain
avait modifié sa SP12M Carbone
en remplaçant le damper central
d’origine par des dampers latéraux
CRC et un micro shock VCS. A noter aussi
l’utilisation de fil gauge 18 très
adapté à l’échelle.
La
troisième marque la plus représentée
sera Laje dont le meilleur
représentant
n’est autre que le champion de
France en titre, Philippe Vialla. Il
utilisait pour cette première
manche le modèle « Corner
Thief » qui possède un pod
articulé par des biellettes. La
nervosité du pod est assurée
par des ressorts montés sur les
dampers latéraux. Philippe, qui
parviendra à hisser sa Laje en
finale A, n’arrivera jamais à rivaliser.
Sa voiture semblait floue et délicate à piloter.
Selon lui, la Speedevil 2006 aurait été bien
plus efficace. Ce n’est pas faux
car les 3 Speedevil 2006 présentes
n’avaient rien à envier
en terme de comportement par rapport
aux Asso ou autre Corally.
Georges
Camicas Aycardi avait réusiné le
pod moteur afin de recevoir des couronnes
de petit diamètre. Autre modification
apportée, la réhausse de
l’amortisseur central. Ce pilote
avait aussi confectionné un pare-chocs
perso de la plus grande efficacité.
La
marque CRC était
présente
avec trois chassis : deux Carpet Knife
et une T-Fource. Sur sa Carpet Knife,
Brice Lautout avait installé un
amortisseur central Tamiya ainsi que
la barre avant « Masami ».
Simon Rubet disposait de rondelles de
différentiel allégées
afin de diminuer les masses en rotation.
La
dernière marque représentée était
Trinity avec une Reflex12
et une Spashett Edition 2002 toutes
deux d’origine.
Au
niveau de l’électronique
et de la motorisation, 40% des
pilotes faisaient confiance à des
systèmes
brushless. Le gros avantage réside
en l’absence d’entretien.
Quand on sait qu’il n’y avait
que 70 minutes entre 2 manches ramassage
compris….L’inconvénient
principal est la nécessité d’utiliser
un pack de réception pour assurer
le bon fonctionnement du contrôleur
qui consomme beaucoup. Ce défaut
est maintenant corrigé sur les
versions « 2007 ». Coté moteurs à charbons,
rien à signaler, les bobinages
allant de 7T à 17T. Jérôme
Carpentier avait installé une
tête Orion sur son moteur Corally
pour assurer un meilleur refroidissement.
Pour alimenter les moteurs, près
de 80% des pilotes utilisaient des IB4200.
Corally fût le trieur le plus représenté avec
ses packs SHV Worlds edition. Simon Rubet
et Laurent Begou, quant à eux,
faisaient confiance à des packs
triés par Markus Mobers.
Coté pneus,
l’offre devient de plus en plus
importante. En effet, outre les traditionnels
Jaco, TRC et Corally, plusieurs marques
font parler d’elles : BSR, GRP
et CRC. Cette dernière a frappé fort
en sortant des jantes de grand diamètre
et avec des pneus tournés à un
diamètre de 47,5 mm. On sort les
pneus de la boite et on roule ! De plus
la qualité du plastique des jantes
est irréprochable. Les duretés
utilisées seront le purple à l’avant
et le white à l’arrière
au début du week-end pour finir
par du gris. Les deux produits à pneus
les plus utilisés seront le CS
et le fish.
La
course:
Un
pilote sort du lot d’entrée
de jeu le samedi après-midi:
Pierre François Brunet. Comme
l’année dernière
sur cette même piste, il dominera
son sujet et tournera autour des autres
et prendra la pôle position. Arnaud
Constanty et Simon Rubet tireront leur épingle
du jeu loin derrière……à un
tour ! Le fait marquant de ces qualifications, c'est
l’abandon de Walter Pollet-Villard
après la première manche
de qualification suite à la casse
du pod inférieur sur sa SP12X.
Le manque de pièce de rechange
marquera le coup d’arrêt
d’un week-end qui paraissait prometteur
: il ne sera jamais délogé de
la finale A et finira la course à la
8ème place au général,
en n’ayant roulé que 8 minutes…..Gros
potentiel donc, qui ne demandera qu’à s’exprimer
lors de la deuxième manche de
CF. Mathias Rascol se hissera à la
quatrième place suivi par Jérôme
Carpentier dont c'est la
première course nationale en 1/12ème.
Il sera suivi de Christophe Boulain et
de Philippe Vialla. En finale A, dans
la première manche cavalier seul
de Pierre-François Brunet qui
prendra deux tours au deuxième.
Impressionnant ! Derrière Constanty,
Carpentier et Rascol batailleront pour
les places d’honneur et finiront
dans cet ordre et dans le même
tour. Viendront ensuite Boulain et Vialla.
Rubet abandonnera à six
minutes de course.
Dans
la deuxième
manche de finale, Brunet prend le large
au départ suivi de Rascol qui
tente de suivre le rythme imposé par
le leader. A deux minutes trente, Brunet
prend un tour à Rubet
qui est cinquième !! A la quatrième
minute, Vialla explose sa Laje et abandonne.
A cinq minutes, Brunet prend un tour à Rascol
qui est alors deuxième. Celui-ci
se fera prendre un deuxième tour à sept
minutes. Tout est dit ! Brunet remporte
donc cette deuxième manche devant
Rascol, Constanty, Carpentier, Rubet,
Vialla et Boulain. Par la même
occasion il remporte cette première
manche de championnat de France. La trosième
finale sera remportée par Rubet
devant Carpentier, Rascol, Constanty,
Boulain, Vialla. La finale B sera remportée
par Jérémy
Delalondre, la finale C par Nicolas Tamasi
et la finale D par le plus jeune des
deux frères, Pierre Delorme.
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Le podium:
Mathias Rascol
(3), Pierre-François Brunet (1)
et Arnaud Constanty (2) |
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Le trio
vainqueur du week-end. |
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Les cinq
participants de la petite course
amicale Touring,
remportée par Fabien Valantin. |
Le
bilan du week-end:
La piste de Bonneville
a vécu
sa dernière course. Le club Team
Maxim’ôme a su relever le
défi d’organiser cette première
manche de CF avec succès, dans
la bonne humeur malgré le contexte.
Le
championnat de France, quant à lui,
est lancé et de quelle manière
: Pierre-François Brunet dominateur
(n'hésitez pas à lire
son interview),
ses adversaires auront à cœur
d’inverser la tendance dès
la deuxième manche.
Coté organisation,
le club du Havre mettra sans doute tout
en œuvre pour acceuillir lui aussi
une dernière fois un CF avant
fermeture définitive de la piste.
L’interrogation se porte sur la
participation. Sera-t-elle en hausse
? Réponse en décembre
! |
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